Pleins de trucs et d’actuces sur la beauté

Un décret européen visant à interdire la vente de plantes ou de complexes de plantes à partir du 01 mai 2011 me réconforte malgré le tolé soulevé depuis.
POURQUOI ?

Mon avis est que les plantes contiennent des produits actifs non négligeables sur la santé. Tous les médicaments possédant une AMM (autorisation de mise sur le marché) actuels contiennent des extraits naturels ou de plantes ou d’origine animale potentialisés par la recherche. En fait, ces plantes prises à l’état brut, ou broyées par diverses méthodes (à chaud, à froid, par cryogénisation…) ont pour but de nous restituer avec plus ou moins de force et de qualité, ces fameux actifs. Donc, ne disons pas qu’une plante est sans danger. En allant très loin, je pourrais pousser le “vice ” jusqu’à parler de plantes “extrêmes” telles le pavot qui donne la fameuse drogue, fléau (en partie) de notre société parmi la jeunesse “junky”. Mais prenons, ce qui nous est vraiment familier. Saviez-vous qu’une tisane de thym (certe savoureuse), prise pendant dix jours peut intoxiquer notre foie ? Saviez-vous que des plantes “empoisonnées” (fort prisées par certaines grandes Dames de Cours bien connues) sont la panacée pour tuer illico presto celui qui vous gêne ? Pire, certaines de ces mêmes plantes sont quasi-indétectables dans le sang. Et prouver le meutre fut, jusqu’à une période pas si lointaine, relevant d’une prouesse scientifique hors du commun.

Certaines plantes toxiques sont utilisées en homéopathie. Par exemple, la Belladonna ( venat de l’italien “belle dame” car fort utilisé par les belles italiennes pour punir leur mari en cas d’adultère: ces derniers ingéraient le poison dans leur petit déjeuner (bien sur sans le savoir), et s’il rentraient à demeure le soir, leur épouse leur administrait l’antidote (devinez ce qu’il adevenait du mari adultère ?). Cette plante magnifique, donc, est utilisée à dose homéopathique pour contrer les effets d’une infection ou même…. d’un empoisonnement (Loi du similimum).

Les huiles essentielles, sont en elles-mêmes, un véritables fléau si elles sont mal utilisées, et pire, dosées. Ces huiles devraient être INTERDITES de vente libre. Saviez-vous que l’huile de cannelle (parties concernées: la tige mais que l’on trouve, Dieu merci, rarement sur le marché) suffit en quelques gouttes à vous tuer un nourisson ou à vous faire avorter ?

SEUL un naturopathe ou aromatérapeuthe sérieux, formé de manière rigoureuse (8 ans d’études est un minimum) tant aux méthodes scientifiques (chimie, biologie, biochimie, génétique, molécules “chimiques” existantes”), naturothérapeuthique (molécules naturelles et leurs applications et galéniques) et j’en passe, permet de vous indiquer quelles thérapeutique vous convient.
De plus, ce naturopathe ou autres spacialités ne doit en aucun cas dénigrer la médecine allopathe dont nous avons tant besoin au quotidien. Comment peut-on renier les progrès immenses de la médecine allopathe au cours de ce dernier siècle ? Comment dénigrer sans vergogne au nom d’une médecine parallèle, les bienfaits apportés par l’acharnement des chercheurs à nous sauver la vie (même si la gloire et l’argent restent pour la plupart un leitmotiv), par l’acharnement des médecins, chirurgiens, qui grâce à leurs nombreuses (TRES nombreuses) années d’étude sauvent nos vies, ou tentent de le faire grâce à leur savoir, leur acharnement, leur amour du prochain et leur coups de scalpels qui nous rendent, de plus, bien souvent notre dignité humaine.

Le tolé général semble surtout provenir de la remise en question de cette belle médecine ancestrale qu’est l’ayurvéda (science de la longévité). J’ai étudié (quoique partiellement) au même titre que la naturopathie (dans une de ces rares écoles sérieuses), l’ayuvéda. Le problème de l’ayurvéda est que, bien que médecine qasi-millénaire, n’en reste pas moins un grand mystère pour nous, pauvres quidams européens qui ne savent pas traduire le nom des plantes utilisées. Leurs noms sanscrits (en lettres européennes) semblent bien exotiques et mystérieux. Pourtant, souvent il s’agit de plantes bien banales (exemple: tulsi = basilic, amla = groseille). D’autres plantes utilisées sont plus mystérieuses et exotiques. Au final, le complexe créé (l’ensemble de plantes agissant en synergie) peut s’avérer utile pout notre bien-être et notre santé. LE PROBLEME est que, peu de personnes sont formées sérieusement à l’Ayurvéda en France et que ces plantes, si elles ne vous feront pas de mal au pire, pourront vous être nuisibles sur le long terme (quid des allergies ? des propriétés des plantes ? de leur action sur votre organisme EN PARTICULIER). Car oui, vous êtes unique et seule une prescription faite sur mesure peut vous convenir. Bien sur, vous rentrerez dans kapha, pita ou vata mais que dire des éléments secondaires (kapha-pita, ou pita-kapha, ou vata-pita, pita-vata, kapha-vata, voire kapha-vita-pita ou pita-vata-kapha) ? Là déjà, cela vous semble plus compliqué ? Normal, ne s’improvise pas praticien qui veut. L’ayurvéda s’apprend pendant au moins 7 années (sans compter l’expérience) et la prise d’un complexe ayurvédique nécessite une intervention de visu (comme pour un médecin allopathe ou un particien naturopathe ou un médecin homéopathe), et lors d’une consultations, d’un spécialiste formé et habitué à cette discipline.

Donc, ne plaisantons pas avec les plantes. Ne faisons pas comme une chère amie de ma tante qui a refusé une biopsie pour un cancer du sein en prétendant qu’elle guérirait grâce à une ingestion quotidienne de jus de Noni (bienfaisant par ailleurs sur nos cellules SAINES pour les maintenir en bonne santé). Guérison vantée et vendue par la société productrice de noni. Cette chère amie, est enterrée six pieds sous terre au jour où je vous écrit car le cancer s’est developpé de façon fulgurante et a eu raison d’elle et…. de son portefeuille en moins de six mois, laissant un mari effondré (Indien, eh oui, ironie du sort, et qui malgré sa science ayurvédique lui priait de se soigner conventionnellement sachant que seule l’allopathie pouvait lui donner une chance de se sauver).

Une AMM est donc à mon avis nécessaire. Mais une formation reconnue pour les médecines parallèles est également obligatoire. Nos médecins généralistes et spécialistes n’ont pas le temps, et pas forcément tous l’intérêt de s’intéresser et de se former aux médecines alternatives. Ces deux médecines doivent marcher la main dans la main, car l’association des deux donnent des résultats remarquables. Prises individuellement, l’allopathie peut être pleines d’effets secondaires et les médecines naturelles sans aucun effet, ou presque selon les pathologies. Je pense que le problème a été pris à l’envers. Ce n’est pas la plante ou le complexe qui est à remettre en cause, c’est la compétence, souvent bien limitée de celui qui se l’administre ou qui la conseille à autrui.


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mars 19th, 2011 at 5:44